Il semble que ce blog soit devenu un ennuyoir, plutôt qu'un déversoir. 
Qu'ils sont lents, mornes et monotones, le deuil et sa tristesse...

Rien n'accrocherait ni n'émergerait ? Tout resterait plat, comme son repos couché, comme son long sommeil ? 
Rien n'est moins sûr, mais que cela transparaisse entre les mots, c'est autre chose.

J'hésite entre plusieurs choix. Il n'est pas tellement question de fermer cet espace, mais peut-être de le purger un peu. De me plonger dans le passé, pour retracer une sorte d'histoire. Mon histoire.
Quand je relis des articles de 2008, j'ai tellement de mal à croire ce qu'il se tramait dans ma tête. J'aurais dû me précoccuper de ce qu'il se passait dans son corps. J'aurais dû. Et si. Pourquoi. Et toutes ces formules qui me trottent et qui me cisailleront les deux hémisphères jusqu'à la fin.

J'hésite...

J'ai tracé beaucoup de choses, mais cela me paraît dérisoire à éclater de rire. Ce ne sont que des lambeaux d'un passé qui n'appelle qu'une seule et même personne. A travers tous les tourments et toutes les joies, toutes les découvertes. C'est à toi qui m'a éveillée que devrait revenir le bonheur de me voir (enfin) épanouie. Il faut dire que la mort remet les idées en place : bon nombre de mes angoisses sont reléguées au trou noir des douleurs inutiles.

La présence des autres et la solitude sont maintenant les deux pôles de mon équilibre. Le partage, le silence, l'art et l'amour de la différence sont les espoirs qui me tiennent debout. 

Il me reste, pour m'en souvenir, la contemplation de ce qui fût à travers ce qui est toujours.