Premier Noël sans toi. Dans un peu plus d'un mois, cela fera un an que je survis sans toi. Un an que je m'accroche à ces bouts de vie que tu me lances depuis ce qui te tiens désormais de demeure.

 

Comme à l'accoutumée, avec les lumières et les paillettes, j'étais enthousiaste. Il faut profiter de ceux qui restent, il faut vivre tant qu'on le peut. Avec le maximum de joie et d'insouciance possibles. Si tu m'as appris une chose, c'est bien celle-là.

 

Il m´a quand même semblé long, ce Noël. Long et court à la fois. Avec ces rêves où tu es toujours là.

Que puis-je dire d'autre ? Quoi de plus banal que le deuil, la tristesse, et à la fois cette joie d'avoir pu naître d'un être aussi exceptionnel ?

Des choses dont chacun connaît les tenants et les aboutissants, bien que chacun se l'approprie à sa façon. Les mots sont les mêmes et deviennent de grandes représentations poussiéreuses et presque creuses.

Rien ne sert que j'écrive, que je déclame, que j'affiche ce vide insondable en moi. Cela restera une coquille vide, ou moitié pleine dans le meilleur des cas pour qui lira, entendra, verra l'envers de mon âme. Et je ne parle pas de ceux qui se défendent comme des boxeurs sur un ring dès qu'il s'agit de nostalgie.

Je dis cela tout comme maintenant, chaque musique, chaque image, chaque poème, chaque film, chaque paysage devient un petit temple, un hymne, un mémorial, un souvenir du temps passé ensemble.

Ce temps passé trop vite.